Le Moonikin Campos a été installé dans la capsule Orion. Le mannequin est revêtu de la future combinaison orange que porteront les astronautes à partir de mai 2024 pour protéger des radiations. (Photo: Nasa)

Le Moonikin Campos a été installé dans la capsule Orion. Le mannequin est revêtu de la future combinaison orange que porteront les astronautes à partir de mai 2024 pour protéger des radiations. (Photo: Nasa)

La mission Artemis 1 a prévu de décoller du pad 39B de Cap Canaveral, ce lundi, entre 14h et 16h, heure luxembourgeoise. Direction la Lune, 50 ans après la mission Apollo.

«C’est un grand plaisir pour moi de signer les accords Artemis au nom du Luxembourg. Ces accords s’intègrent parfaitement dans les efforts que le Luxembourg a déployés, tant au niveau national qu’international, pour soutenir l’exploration pacifique et l’utilisation durable de l’espace, et plus particulièrement, des ressources spatiales au profit de l’humanité.»

Le ministre de l’Économie, (LSAP), se réjouit de voir le Luxembourg parmi les sept premiers pays à signer ces accords, 50 ans après Apollo et la première conquête de l’espace à 25,5 milliards de dollars.

Un an et demi plus tard, cette séance de signature – le 13 octobre 2020 à Washington DC lors du 71e Congrès aéronautique international – n’a été suivie d’aucune collaboration particulière. «Les discussions se poursuivent et ces collaborations ne se montent pas du jour au lendemain», font savoir le ministère de l’Économie et l’Agence spatiale luxembourgeoise, interrogés fin juillet.

Le lancement de tous les superlatifs

Derrière la symbolique, ils ont raison: le Luxembourg entend collaborer, plus tard, aux domaines qui l’intéressent comme «la prospection de ressources, la mobilité et les opérations de surface, et l’énergie», dixit le ministre en 2020, domaines qui ne seront couverts qu’à partir d’Artemis 3, la première à se poser sur la Lune, pour l’instant en 2024.

Mais la mission qui se lancera juste à côté des fusées de SpaceX est celle des superlatifs: la Space Launch System (SLS) sera la plus grosse fusée jamais lancée, elle ira plus loin que tous les engins construits pour emporter des humains et jamais lancés (16.000 kilomètres de plus). Orion, la capsule, battra le record de temps en vol sans s’arrimer à un point de chute (42 jours), et elle reviendra sur Terre plus vite (et plus sûrement) qu’aucune autre jusqu’ici (à 40.000km/h jusqu’à ce que les trois parachutes la ramènent à 32km/h pour amerrir dans la baie de San Diego).

Pas d’Européen avant Artemis 3

La première mission Artemis n’emportera pas d’humain, mais trois mannequins sont déjà installés dans la capsule. Les deux premiers, en résine époxy et au corps de femmes, Helga et Zohar, seront équipés de 10.000 capteurs pour mesurer les effets de la radioactivité. Zohar portera aussi un gilet antiradiation fabriqué par StemRed, une société israélienne.

Mais le mannequin le plus suivi sera le «Commandant Moonikin Campos» – du nom d’Arturo Campos, qui a permis de ramener Apollo 13 sur Terre en toute sécurité – installé dans le poste de pilotage et doté de la future combinaison orange qui doit protéger les futures astronautes des radiations. À la différence des astronautes de la Station spatiale internationale, les futurs astronautes ne seront pas protégés des rayons cosmiques par

La cabine pressurisée d’Orion effectuera aussi quatre expériences dans le cadre de la «Biology Experiment 1», avec des graines de plantes, des champignons, des levures et des algues.

La deuxième mission d’Artemis, en mai 2024, plus courte de moitié, embarquera quatre astronautes, trois Américains et un Canadien. Et ce n’est que pour la véritable arrivée sur la Lune, que des astronautes européens et asiatiques feront aussi partie du voyage, en 2025. Deux d’entre eux auront le privilège de passer six jours et demi sur la Lune.