ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Intégrée dans l’app de la bil

Première de CarPay-Diem au Luxembourg



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À partir de lundi, il sera possible de payer son carburant directement depuis l’application de la Bil, grâce à la technologie de CarPay-Diem. Un nouveau service. (Photo: Paperjam)

Dès lundi, les clients dotés de l’application bancaire de la Banque internationale à Luxembourg pourront payer leur plein de carburant directement depuis leur voiture et via l’app. C’est la première intégration de la technologie de CarPay-Diem au Luxembourg.

Payer son carburant, un jeu d’enfant? Dès lundi, oui.

Dans l’application de la Bil s’affichera, dès lundi, sur la première page, un picto «Payer son carburant». Une fois l’empreinte posée sur son smartphone ou le code composé, l’application mène l’utilisateur vers une page de localisation de la station-service devant laquelle il est garé. Il s’agit alors de choisir la bonne station dans la liste de celles qui se trouvent à proximité, puis le numéro de la pompe et le carburant.

Le conducteur sort de son véhicule, se sert en carburant et raccroche la pompe.

Son compte est aussitôt débité et celui du pétrolier crédité. Sans passer par la case file d’attente de la station-service, sans être soumis à la tentation des produits qui s’y trouvent ou même quand le hall d’accueil de la station est fermé.

Sur le premier écran de l’application va apparaître un picto à droite: «Payer son carburant». (Photo: Paperjam)

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L’application va rechercher les stations les plus proches. (Photo: Paperjam)

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Avec son empreinte ou son code secret, l’utilisateur va pouvoir continuer le processus. (Photo: Paperjam)

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Et confirmer sa localisation. (Photo: Paperjam)

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Il lui faudra alors choisir le numéro de la pompe devant laquelle il se trouve. (Photo: Paperjam)

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Puis le carburant qu’il veut utiliser. (Photo: Paperjam)

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L’application lui demandera de confirmer les trois données. (Photo: Paperjam)

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Avant de lui demander d’aller se servir. (Photo: Paperjam)

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Quand l’utilisateur raccroche le pistolet, la «facture» apparaît dans l’application. (Photo: Paperjam)

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Les motards intéressés

«Les motards sont parmi nos clients les plus intéressés», assure le leader du «digital payment» et de l’«open banking» à la Bil, Claude Martin. «Comme ça, ils n’auront plus besoin d’enlever leur casque, de chercher leur carte de crédit, etc., pour faire le plein.»

Le partenariat entre CarPay-Diem et la Bil a séduit Esso et Texaco, et Gulf devrait prochainement rejoindre le mouvement – soit 31% de couverture avec 40 stations-service. Les deux partenaires sont en discussion avec les huit réseaux des pétroliers au Luxembourg, voire dans les zones frontalières.

À la technologie qui a fait le succès de la start-up CarPay-Diem de Frédéric Stiernon, «la Bil apporte 50.000 clients», explique le directeur de la banque de détail et digitale, Olivier Debehogne. «Imaginez, ça permettrait de devoir passer par autant d’applications qu’il y a de fournisseurs de carburant…»

1.000 clients en trois mois

Aurélien Dobbels, le «product owner» et pilote du Lab d’innovation de la Bil, et l’équipe de développement de l’application BILnet, ont mis quatre mois à intégrer cette technologie. «Nous avons fait des tests en descendant à la station-service, au carrefour», près de l’église Saints-Pierre-et-Paul à 100m de la route d’Esch, où la Bil a son siège et son plateau de 200 spécialistes des technologies.

«Nous allons lancer cela avec humilité», affirme M. Debehogne. «Pour tester ce type de services sur le marché.» À raison de trois ou quatre pleins par mois, la Bil espère attirer un millier de clients vers ce service en trois mois. «Ce n’est pas de l’innovation pour faire de l’innovation, mais pour tenter de faciliter la vie de nos clients.»

Et si les stations-service s’inquiètent de voir les clients ne plus entrer et donc dépenser d’argent chez elles, la deuxième phase du projet permettra d’intégrer une sorte de bannière publicitaire dans l’application. De quoi attirer non plus des clients opportunistes, mais des clients intéressés.

«Aujourd’hui, beaucoup de nos clients n’ont pas encore découvert le potentiel de notre application. Or, des études montrent que l’adoption d’une app bancaire pousse le client à l’utiliser 25 fois par mois, quasiment une fois par jour. La vraie valeur, c’est le trafic!», déclare M. Debehogne.