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L’Aleba préfère le télétravail au CovidCheck



L’Aleba, syndicat qui n’a pas été invité à donner son avis sur le CovidCheck en entreprise, se montre critique envers l’accord qui a été pris. (Photo d’archives: Nader Ghavami/Maison Moderne)

L’Aleba, syndicat qui n’a pas été invité à donner son avis sur le CovidCheck en entreprise, se montre critique envers l’accord qui a été pris. (Photo d’archives: Nader Ghavami/Maison Moderne)

Le syndicat Aleba regrette de ne pas avoir été invité aux négociations quant à l’instauration du  CovidCheck au travail et recommande aux entreprises du secteur financier de privilégier le télétravail. 

Pour finaliser les détails de la  nouvelle loi Covid , qui imposera le régime CovidCheck 3G en entreprise dès le 15 janvier, le gouvernement a pris soin de consulter les partenaires sociaux. Ils sont parvenus ensemble à un accord , empêchant par exemple l’employeur de licencier un salarié refusant ce protocole. À la place, il pourra soit prendre des congés, soit des journées sans solde tout en gardant ses droits à la sécurité sociale. Un salarié voulant venir travailler mais non guéri et refusant de se faire vacciner devra pour sa part payer lui-même ses tests PCR.

L’Association luxembourgeoise des employés de banque et d’assurance (Aleba) ne faisait pas partie des invités à la table des négociations. Ce qu’elle déplore dans un communiqué de presse, dans lequel elle s’oppose aussi à la non-prise en charge financière des tests pour les salariés qui ne sont ni vaccinés ni guéris.

Ne pas abandonner les gestes barrières

Elle émet donc deux recommandations à son secteur. La première, «privilégier le télétravail». Le syndicat espère que la France et la Belgique suivront l’exemple de l’Allemagne en prolongeant les accords avec le Luxembourg pour que les frontaliers puissent travailler de chez eux sans limites. La seconde, «prendre en charge les coûts liés aux tests des employés non vaccinés dont la présence s'avère nécessaire sur site». L’Aleba explique cela par une volonté d’«éviter toute discrimination» et de «garantir la paix sociale dans l’entreprise».

Elle ajoute que les mesures sanitaires actuelles (gestes barrières, distanciation sociale, port du masque) et les autotests devraient rester de mise dans chaque entreprise.