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Statistiques

L’afflux de colis sauve les services postaux



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Post Luxembourg, le plus grand acteur du secteur, assure aussi l’avenir grâce aux colis. (Photo: Maison Moderne/Archives)

Le nombre de colis traités au Luxembourg par les entreprises de services postaux est toujours en augmentation, selon les statistiques de l’ILR. Mais le chiffre d’affaires du secteur a légèrement reculé.

Ce n’est plus un secret: le traitement des colis assure le maintien en bonne santé des sociétés de services postaux, dont Post Luxembourg est le représentant largement dominant. Les statistiques fournies par l’ILR (Institut luxembourgeois de régulation) pour l’année 2018 abondent encore dans ce sens.

L’an dernier, 9,95 millions de colis ont transité par les sociétés dédiées à ce service. Il s’agit d’une augmentation de 11,6%. Chaque résident a reçu 1,16 colis en moyenne mensuelle sur l’année 2018.

Des flux entrants

Mais l’ILR note que c’est le trafic transfrontalier entrant qui se taille la part du lion avec un total de 8 millions d’unités traitées (80,4%). Le trafic national représente 0,54 million et le trafic transfrontalier sortant 1,41 million.

Pourtant, en 2018, le chiffre d’affaires du secteur des colis a reculé de 0,7% à 53,22 millions d’euros. Une situation liée à la baisse d’activité du marché national et du marché transfrontalier sortant, qui régressent tous les deux de 3%. Sur la même période, le chiffre d’affaires du marché des colis transfrontaliers à destination du marché luxembourgeois a grimpé de 11%.

Connaissant une croissance très forte depuis quelques années avec le succès du commerce en ligne, l’activité «colis» représente désormais 31,9% du secteur postal. Elle a gagné 6,3% entre 2015 et 2018.

Le courrier plombe les chiffres

Dans l’ensemble, le chiffre d’affaires du secteur postal a reculé de 2,7% entre 2017 et 2018. Il atteint 166,78 millions d’euros. Un résultat surtout lié à la perte de popularité du courrier, qui recule de 3,9%.

Le courrier postal a perdu 3,9% en volume à fin 2018, après avoir perdu «seulement» 2,8% en 2017 (année des élections législatives), mais 4,8% en 2016. Une chute vertigineuse que rien ne pourra plus arrêter.