Des centaines d’étudiants ont été dans l’incapacité de rejoindre leur université… ou de revenir au Luxembourg. (Photo: Shutterstock)

Des centaines d’étudiants ont été dans l’incapacité de rejoindre leur université… ou de revenir au Luxembourg. (Photo: Shutterstock)

L’Association des cercles d’étudiants luxembourgeois a fait le point sur ses activités lors de la crise sanitaire. Alors que les mois à venir demeurent source d’incertitudes.

La crise sanitaire vécue à l’échelle mondiale n’a évidemment pas épargné les étudiants, qui ont connu un second semestre de leur année académique 2019-2020 plus que chahuté. Face à l’urgence, l’Acel (Association des cercles d’étudiants luxembourgeois) a voulu «intervenir et leur apporter du soutien sur trois plans principaux», a expliqué Sven Bettendorf, au moment de dresser un bilan de ses activités.

Une majoration des aides financières

Premier problème: la mobilité des étudiants. Les contrôles ou fermetures des frontières ont causé de nombreuses difficultés, des centaines de jeunes étant dans l’incapacité de rejoindre leur campus ou de revenir au Luxembourg. Selon l’Acel, 4.500 d’entre eux n’ont par exemple plus pu se déplacer temporairement vers l’Allemagne. «Nous avons été en contact constant avec le ministère des Affaires étrangères, ce qui a permis de diffuser aux étudiants une information en temps réel», explique Sven Bettendorf.

La reprise des infections a cependant fait ressurgir des craintes, notamment «que certaines universités interdisent la fréquentation de leurs bâtiments, le Luxembourg étant zone à risque». L’Acel a donc demandé et obtenu un élargissement des critères pour que les étudiants qui doivent présenter un examen bénéficient d’un test PCR pour rejoindre leur école ou université.

Second problème: les aides financières. La crise sanitaire a plus que malmené les finances des étudiants. L’Acel a donc obtenu là aussi un élargissement des critères d’obtention . «De plus, tout étudiant inscrit pendant le semestre d’été 2019-2020 pourra bénéficier d’un semestre de plus d’aide financière», poursuit Benjamin Kinn, vice-président de l’Acel.

Enfin, dernier problème: les pertes financières suite aux suppressions de contrats à durée déterminée, très prisés des étudiants et qui aident souvent au financement de leurs études. L’Acel déplore cet état de fait et a tenu à rappeler qu’«un contrat restait un engagement entre les deux parties», et donc à respecter.

Respecter les mesures sanitaires

Évidemment, les inquiétudes restent vives pour les mois à venir. Benjamin Kinn a donc répété que «l’Acel demandait de respecter les mesures sanitaires. Nous ne cautionnons pas les fêtes pirates, les regroupements sauvages… Tout le monde doit prendre ses responsabilités. Les actes de quelques-uns auront un impact sur tout le monde.»

Quant à la prochaine rentrée académique, elle sera sans doute aussi particulière, «même si les écoles et universités ont bien réussi la transition vers l’enseignement à distance». Néanmoins, selon ce qui revient aux dirigeants de l’Acel, les blocages aux frontières et autres difficultés connues «pourraient engendrer une hausse des inscriptions dans les filières proposées au Luxembourg, notamment à l’Uni».

L’Acel restera en tout cas en première ligne pour veiller à la défense des étudiants. Et aussi, si nécessaire, des anciens étudiants. Les jeunes diplômés vont en effet arriver sur un marché du travail fortement éprouvé, ou en tout cas peu propice à un début de carrière dans la sérénité.