ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

tripartite sidérurgie

Restructuration: un accord obtenu avec ArcelorMittal



240 salariés, nés avant ou en 1964, pourront bénéficier de départs avancés, et 280 pourraient rejoindre la cellule de reclassement. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

240 salariés, nés avant ou en 1964, pourront bénéficier de départs avancés, et 280 pourraient rejoindre la cellule de reclassement. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

La tripartite sidérurgie a débouché sur un accord de principe concernant le plan de restructuration d’ArcelorMittal. Des garanties d’emploi ont été obtenues, ainsi que le maintien des sites au Luxembourg pendant cinq ans, dont le siège.

Garanties d’emploi pour les salariés d’ArcelorMittal et maintien des sites et des structures sidérurgiques au Luxembourg pour une durée de cinq ans (de 2021 à 2025): un accord de principe a pu être trouvé lors de la réunion tripartite qui a eu lieu ce mardi entre le gouvernement, la direction d’ArcelorMittal et les représentants des syndicats, ont annoncé l’OGBL et le LCGB par communiqués distincts.

S’il se dit prudent, le LCGB salue «avec satisfaction» cet accord, qui sera rédigé début 2021 et qui est le fruit de pas moins de «14 réunions de groupe de travail». Il prévoit, à côté des départs naturels projetés (retraites, préretraites postées et autres départs), de recourir à des préretraites-ajustements. 240 salariés, nés avant ou en 1964, pourront en bénéficier. Un scénario prévisionnel sera développé pour les années 1965-1966.

Formation et cellule de reclassement en appui

En parallèle, tous les salariés ayant perdu leur poste de travail seront intégrés dans une nouvelle cellule de reclassement, qui poursuit l’objectif d’accompagner les salariés en vue de les réaffecter à un poste pérenne le plus rapidement possible. 280 salariés pourraient la rejoindre.

Et, afin d’éviter le recours au chômage partiel, missions temporaires, prêt temporaire de main-d’œuvre, formation continue et autres seront mis à disposition.

Côté sous-traitance, l’accord prévoit de suspendre les externalisations à hauteur de 60 effectifs temps plein, ce qui correspond à presque la moitié des projets initiaux.

Jusqu’à 202,5 millions investis

En outre, la direction d’ArcelorMittal se serait engagée à investir entre 165 et 202,5 millions d’euros pour assurer l’avenir des emplois et des activités de l’entreprise, assure l’OGBL. «En cas de non-exécution des investissements prévus, ArcelorMittal s’est engagé à verser une contrepartie financière à l’État, ce qui constitue une première dans l’histoire du modèle social luxembourgeois», a indiqué le vice-Premier ministre et ministre du Travail,  Dan Kersch (LSAP).

Des garanties auraient aussi été obtenues quant au maintien du siège d’ArcelorMittal au Luxembourg, ainsi que des activités qui en font partie. Et le site de Dommeldange sera maintenu.

Pour rappel, les syndicats avaient réclamé une tripartite sidérurgie après l’annonce en septembre dernier d’ArcelorMittal de supprimer 570 emplois sur les différents sites administratifs et industriels du pays, soit 15% de la masse salariale totale, afin de faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire.