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Six TER allaient vers Luxembourg ce mardi

Le «7h27», cauchemar d’un jour de grève



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7h57 et 8h06, les deux derniers TER à aller vers Luxembourg en ce mardi de grève. Le premier était tout juste plein et le second largement vide. À la différence des deux TER partis une demi-heure plus tôt. (Photo: Paperjam)

Pour la première fois, les agents de la SNCF et trois policiers ont invité les passagers à ne pas monter dans le «7h27», ce mardi matin à Thionville. Rempli comme un œuf alors que le «8h06» est parti avec de nombreuses places vides. La journée avait très mal commencé…

La scène est surréaliste. 8h06, le dernier TER – un train des CFL – à rejoindre le Luxembourg en ce mardi de grève, quitte la gare de Thionville largement vide. Un seul passager a pris place dans la dernière rame.

Sept agents de la SNCF, quatre contrôleurs et trois gilets rouges, plans des trains en main, semblent discuter comme un jour normal. Les trois policiers qui viennent tous les matins sur le quai numéro 2 dans le cadre du plan Vigipirate, sont aujourd’hui sur le quai d’où partent les TER vers Luxembourg, pour éviter tout débordement.

Une demi-heure plus tôt, il leur a fallu convaincre des passagers, parfois excédés, de ne pas monter dans le «7h27» qui était déjà trop plein. Avec six TER seulement ce mardi matin, il est, avec le «7h36», le train le plus chargé. À l’inverse, le «7h57» et le «8h06» sont peut-être moins chargés qu’habituellement.

La journée avait très mal commencé. Le «6h03» à Metz tombe en panne entre Uckange et Thionville. L’arrêt ne se prolonge pas et il arrive seulement avec cinq minutes de retard à Luxembourg (6h56). Problème: il doit repartir vers Thionville car il a encore une rotation à faire. Partira? Partira pas? Sur place, les agents de la SNCF n’ont pas envie que se reproduise la même scène que vendredi, quand un TER a dû revenir vers Thionville et que cela a mis les deux trains suivants en difficulté.

Alors ils le reprogramment à 7h47 à Thionville pour laisser passer les deux TER qui étaient initialement programmés derrière lui. Mais, arrivé avec 15 minutes de retard à Thionville, il s’intercale quand même, le besoin de places étant trop fort. Et il atteint le Luxembourg pour la deuxième fois de la journée.

Pourquoi n’y a-t-il que six TER et pas huit ou trois? À la différence des hôpitaux ou des écoles, la loi ne prévoit pas de service minimum, dit le directeur des Affaires publiques de la SNCF, Didier Wallerich, contacté par Paperjam. Chaque jour, la direction de la SNCF demande à ses agents dans la «production» de dire s’ils sont grévistes ou non 48 heures plus tard. À partir des effectifs de non-grévistes sont composées les rotations de trains, qui sont annoncées chaque soir entre 17h et 17h30.