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Le rapport déposé à la Chambre

71 euthanasies au Luxembourg depuis 2009



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En 2017 et 2018, 15 des 19 patients qui ont bénéficié d’une euthanasie souffraient d’un cancer. (Photo: Shutterstock)

La Commission de contrôle de l’application de la loi sur l’euthanasie a remis son rapport pour les années 2017 et 2018. D’année en année, le nombre de demandes reste relativement constant.

11 déclarations d’euthanasie ont été introduites en 2017 et 8 en 2018, est-il indiqué dans le rapport de la Commission de contrôle de la loi, remis à Fernand Etgen , président de la Chambre. 15 des 19 patients souffraient d’un cancer, leur âge variait de 53 à 93 ans.

Depuis 2009 et l’entrée en vigueur de la loi, les chiffres sont relativement stables au Luxembourg. 71 cas d’euthanasie ont été déclarés.

On note cependant une évolution par rapport au lieu du décès. Si, entre 2009 et 2016, il avait lieu principalement à l’hôpital; en 2017 et 2018, 13 euthanasies ont eu lieu au domicile du patient, deux dans un hôpital, trois dans un centre intégré et un dans un lieu privé.

Manque d’information

Lors de la remise du rapport, le président de la commission, le docteur Carlo Bock, a à nouveau regretté le manque d’information. Comme dans un précédent rapport, la commission recommande l’instauration d’une consultation médico-éthique par des médecins formés à cet effet, pour informer les personnes qui le souhaitent.

En ce qui concerne les améliorations éventuelles de la loi du 16 mars 2009, le docteur Bock recommande notamment que la qualification juridique du décès par euthanasie ou assistance au suicide en décès de cause naturelle devrait être ajoutée.

Le cas Vincent Lambert

En France, le débat sur la fin de vie est revenu au sommet de l’actualité en raison du cas de Vincent Lambert. La situation de cet homme tétraplégique, et dans un état végétatif depuis 11 ans, déchire sa famille.

La Cour d’appel de Paris vient d’ordonner la reprise de son alimentation et de son hydratation, dans l’attente d’une prise de position du Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU, alors que les équipes de soins du CHU de Reims avaient décidé d’y mettre fin après plusieurs autres décisions de justice allant en ce sens.