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frontaliers

581 résidents peuvent se faire soigner en Belgique



Chaque jour, des milliers de travailleurs belges rejoignent Luxembourg, notamment en train. (Photo: Shutterstock)

Chaque jour, des milliers de travailleurs belges rejoignent Luxembourg, notamment en train. (Photo: Shutterstock)

L’Inami (Institut national d’assurance maladie-invalidité) belge vient de publier ses chiffres quant aux travailleurs frontaliers qui peuvent bénéficier de la sécurité sociale en Belgique. Parmi eux, on compte 581 résidents luxembourgeois.

Chaque jour, 90.156 résidents belges quittent le territoire pour aller travailler au Luxembourg, en Allemagne, aux Pays-Bas ou en France. Inversement, 51.135 personnes font le chemin inverse pour rejoindre leur lieu de travail en Belgique depuis ces pays.

Ce sont deux des enseignements qui apparaissent dans les statistiques publiées voici quelques jours par l’Inami (institut belge d’assurance maladie-invalidité), sur base de chiffres arrêtés en juin 2018 qui représentent ceux qui peuvent bénéficier de soins de santé dans le pays où ils travaillent et dans celui où ils résident.

L’Inami fait la distinction entre deux sortes de travailleurs frontaliers .

21 résidents travaillent à Anvers

Les travailleurs entrants, tout d’abord, sont ceux qui rejoignent la Belgique pour y travailler mais résident dans un autre État membre de l’Union européenne, «et qui y retournent, a priori, tous les jours, mais au moins une fois par semaine».

Les Français sont de loin les plus nombreux parmi les 51.135 à être dans cette situation, ils sont 37.130 au total à venir au bureau en Belgique. Les Hollandais sont 12.244, et les Allemands 1.180. En regard, les Luxembourgeois sont marginaux. On en compte seulement 581 qui passent la frontière belge pour aller y travailler et peuvent donc y bénéficier du remboursement des soins de santé. 270 vont en province de Luxembourg, 78 à Bruxelles, 74 en province de Liège, et encore 71 dans le Hainaut.

Tout comme en ce qui concerne la province de Namur (20), les chiffres baissent une fois la frontière linguistique passée. Seulement 21 résidents luxembourgeois travaillent ainsi à Anvers, 13 en Flandre occidentale et 10 en Flandre orientale, 11 dans le Limbourg, 8 dans le Brabant wallon et 5 dans le Brabant flamand.

419 en 2018

Le nombre total est cependant en augmentation, puisqu’en 2008, l’Inami ne recensait que 419 travailleurs belges résidant au Luxembourg. Ils étaient déjà 256 à rejoindre la province de Luxembourg. C’est dans les provinces de Hainaut (22 personnes en 2008), de Liège (43 en 2008), de Flandre occidentale (3 en 2008, 13 en 2018) et à Bruxelles que l’augmentation est la plus nette (38 en 2008, 78 en 2018).

Ensuite, l’Inami distingue les travailleurs sortants, qui sont ceux qui résident en Belgique, mais travaillent dans un autre pays. Sur les 90.156 repris dans les dossiers de l’Inami en 2018, ceux à se rendre au Luxembourg étaient une écrasante majorité: 43.492 (pour 31.872 aux Pays-Bas, 8.308 en France et 6.484 en Allemagne).

Et dans ce total, 32.744 venaient de la province de Luxembourg, 7.834 de celle de Liège, et 993 de Namur. À l’opposé, ils ne sont que 106 à venir de Flandre occidentale.

Et si on compare les chiffres de 2018 à ceux de 2008, on constate une augmentation générale des travailleurs à rejoindre le Luxembourg depuis toutes les provinces de Belgique. Bruxelles est l’exception: 275 Bruxellois venaient travailler au Luxembourg en 2008, 232 en 2018.