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Esprit sain, corps sain

5 astuces pour cultiver son jardin d’optimisme



Notre balance émotionnelle est mise à l’épreuve, mais il est possible de garder le cap. (Photo: Shutterstock)

Notre balance émotionnelle est mise à l’épreuve, mais il est possible de garder le cap. (Photo: Shutterstock)

Comment garder le cap et nous appuyer sur nos ressources dans le contexte que nous traversons? La sophrologue Anne-Claire Delval nous livre quelques recommandations pour activer nos capacités d’espoir, de résilience et de création.

L’automne est résolument installé, avec ses nuits qui grignotent les jours, sa météo maussade et un Covid-19 toujours très actif qui pèse lourd dans la balance émotionnelle. «En plein désert, il est normal d’avoir chaud. Presque reconfinés ou limités dans notre quotidien, il est donc tout à fait normal d’être (un peu) déprimé, triste, fatigué et anxieux», explique Anne-Claire Delval, sophrologue active au Luxembourg. Et à l’image du besoin de renforcer son système immunitaire par les temps qui courent, cela vaut aussi pour nos structures internes. Comment préparer ce terreau fertile à la culture de notre jardin d’optimisme? Réponse en 5 étapes.

1. Identifions!

Qu’est-ce qui nous inspire? Anne-Claire Delval suggère de recenser les 7 choses qui nous rendent vraiment vivants, ces forces de vie et d’inspiration en somme. Cela vaut aussi pour les personnes que nous admirons et ces choses que nous apprécions chez nous sans trop oser l’avouer. «Nous sommes tous rompus à l’exercice de nous taire, de ne pas nous mettre en avant, de ne pas nous féliciter. Inversons la vapeur, nous en sortirons plus confiants», assure la sophrologue.

2. Osons!

Il s’agit de se poser la question de savoir ce que nous ferions pour lancer un nouveau défi ou un nouveau projet si nous savions que nous ne pouvons pas échouer. Cela mène naturellement à s’interroger sur les ressources nécessaires, les soutiens disponibles, les actions à mener pour que le projet se concrétise et ce que nous ferions pour en prendre le chemin.

3. Cultivons un regard neuf!

L’eau qui coule à volonté, les fruits et légumes qui offrent leurs bienfaits, l’air et le soleil qui entrent par la fenêtre, la sécurité que garantit notre pays, l’électroménager qui simplifie les tâches, internet qui permet de garder du lien: nous considérons comme «allant de soi» ces petites choses qui rendent la vie plus facile, à tel point que nous en venons à en oublier la valeur. La sophrologue recommande donc de reprendre le temps d’apprécier ces éléments.

4. Remercions!

Noter chaque jour 3 choses qui nous ont fait du bien et pour lesquelles nous sommes reconnaissants. «Mettre l’accent sur ce qui nous enchante, nourrit, amuse ou étonne est d’autant plus puissant que les sciences cognitives ont mis en évidence qu’une pensée négative pèse autant que 7 positives», souligne Anne-Claire Delval.

5. Créons!

Un crayon et un papier: des gribouillis, voire un dessin, mais «l’important est d’avoir pris du temps pour nous, pour nous reconnecter à nous-même, doucement», explique la sophrologue. L’exercice peut être agrémenté par une musique que l’on aime, une bougie ou une tisane aux effluves apaisants. «Notre respiration va se réguler naturellement, et nous aurons pris de la distance avec ce qui nous préoccupe», conclut la sophrologue.