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bilan parlementaire

«Nous avons tenu parole», assure le LSAP



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Les députés du LSAP sont revenus sur les avancées sociales, promises l’an dernier et tenues cette année. (Photo: Maison Moderne)

Lors de son bilan parlementaire, le groupe socialiste est revenu avec satisfaction sur les mesures sociales réalisées. L’occasion aussi de mentionner le projet de réforme fiscale, l’accord avec les propositions de l’OCDE et le scepticisme quant à celles d’Ursula von der Leyen.

«2019 est une année sociale», a déclaré le président du groupe LSAP à la Chambre des députés, Alex Bodry , lors du traditionnel bilan parlementaire qui a eu lieu vendredi 12 juillet au siège du groupe socialiste. «Ce que nous avons incorporé au programme de la coalition a été réalisé. Nous avons tenu parole.»

En vrac, le président du groupe cite l’augmentation du salaire social minimum, le nouveau jour férié dédié à l’Europe, le jour supplémentaire de congé légal ou encore la loi sur le compte épargne-temps. Sans oublier la gratuité des transports publics, qui sera effective en mars 2020.

Le budget 2019 «ne s’établit pas dans une optique d’économie ou de diminution des crédits», selon Alex Bodry. «Les investissements préparent l’avenir du pays, notamment au niveau des transports publics, des hôpitaux ou des infrastructures. Le plan pluriannuel sur quatre ans maintient un niveau d’investissements élevé.»

La réforme fiscale, plus compliquée que le cannabis

Pour 2020, la légalisation de la consommation de cannabis à des fins récréatives est au programme, mais surtout le projet de réforme fiscale que le ministre des Finances, Pierre Gramegna , qualifie de «structurelle».

Les propositions de réforme formulées récemment par l’OCDE sont accueillies positivement par Alex Bodry, qui estime qu’elles «vont dans le sens de ce que nous prônons. Mais ce n’est peut-être pas aussi évident pour les libéraux.»

Le projet de réforme fiscale prévoit l’individualisation de l’imposition sur le revenu, le maintien du système de crédit d’impôt ou encore la réforme de l’impôt foncier, «non pas pour augmenter le budget des communes, mais pour orienter leur politique en matière de logement», précise M. Bodry. Les terrains à bâtir non utilisés ou les logements non occupés pourraient être davantage taxés, mais pas la résidence principale.

Le plan national pour le changement climatique sera examiné par la Commission européenne. Mais «nous ne sommes pas en faveur d’une fiscalité verte qui remplirait uniquement les caisses de l’État», tempère l’ancien ministre. «Elle doit avoir un effet positif sur le comportement des acteurs et ne pas charger davantage les plus défavorisés.»

«Expectative critique» vis-à-vis d’Ursula von der Leyen

Concernant la nomination d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission européenne, «nous sommes dans une expectative critique», déclare Franz Fayot , député LSAP. «Le contenu est trop vague et trop peu d’assurances ont été données au groupe socialiste, tandis que des gages ont été donnés au groupe des conservateurs et réformistes européens (ECR) concernant une transition écologique moins rapide et une plus grande flexibilité sur l’État de droit.»

Franz Fayot rappelle en outre que la condition de parité au sein de la Commission exigée par la candidate est déjà remplie parmi les huit candidats du PSE aux postes de commissaires. «Ce qui n’est pas le cas pour le PPE ni pour les libéraux», conclut-il.