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Environnement

2.243 chantiers en zone verte en 2018



Roberto Traversini ignorait que son cabanon se situait en zone Natura 2000. (Photo: Paperjam)

Roberto Traversini ignorait que son cabanon se situait en zone Natura 2000. (Photo: Paperjam)

Roberto Traversini a démissionné de ses fonctions de bourgmestre de Differdange en raison de travaux menés sur un cabanon situé en zone Natura 2000 en ayant omis, dans un premier temps, d’en solliciter l’autorisation. Ces demandes de chantier dans des zones protégées ne sont pas rares.

Construire ou transformer un immeuble ne peut se faire n’importe comment. Selon le Statec, en 2018, on a construit au Luxembourg 2.156 maisons, bâtiments à appartements ou non résidentiels, et transformé 3.618 autres. Tous ont dû recevoir l’autorisation de construire ou de transformer, qui est introduite auprès du bourgmestre et est délivrée par le bourgmestre.

Depuis  juillet 2018, la loi a été renforcée  en ce qui concerne la protection de la nature. Une demande d’autorisation de construire ou de transformer doit donc être aussi introduite auprès du ministère de l’Environnement si le bâtiment se trouve ou sera construit dans une zone verte, une zone protégée d’intérêt communautaire, une zone spéciale de conservation, un corridor écologique...

Le cabanon qui a valu à Roberto Traversini  son poste de bourgmestre de Differdange  et l’ouverture d’une information judiciaire était dans ce cas, car installé en zone Natura 2000.  Il dit qu’il l’ignorait, mais dès qu’il a su qu’une autorisation était nécessaire , Roberto Traversini a fait cesser les travaux et a demandé l’accord du ministère de l’Environnement, qui a été délivré ensuite, a posteriori donc. Dans un délai rapide: introduite le 9 juillet, elle a été avalisée le 12 août.

51% des dossiers concernaient des travaux

Les demandes pour des interventions dans ces zones d’intérêt naturel sont nombreuses chaque année. En 2018, 2.949 ont été traitées, indique le ministère de l’Environnement. 2.243 ont connu une suite favorable, 261 défavorables. Les autres n’ont été accordées que partiellement, ou bien n’ont pas été suivies de décision. «Dans la plupart des cas, il n’y a pas eu de décision, car soit le projet a été abandonné par le requérant, soit il ne nous était pas destiné», souligne le ministère.

Ce dernier indique encore que parmi l’ensemble des demandes, 1.527 concernaient des travaux de construction ou de rénovation. Les autres avaient trait à des curages d’étang, des cours d’eau, des installations de matériel de télécommunication ou des conduites souterraines.

Le ministère n’a cependant pu préciser à Paperjam combien d’autorisations avaient été accordées alors que les travaux avaient déjà commencé. Comme ce fut le cas pour Roberto Traversini .