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Offensive russe en Ukraine

2.000 militaires assiégés à Marioupol 



Faute d’avoir commencé une grande offensive dans le Donbass, les forces russes maintiennent toujours la pression avec des bombardements sur plusieurs villes en Ukraine. (Photo: Shutterstock)

Faute d’avoir commencé une grande offensive dans le Donbass, les forces russes maintiennent toujours la pression avec des bombardements sur plusieurs villes en Ukraine. (Photo: Shutterstock)

La ville de Marioupol reste au cœur de l’attention. Les Russes estiment avoir fait tomber la ville malgré la présence d’une poche de résistance d’environ 2.000 militaires complètement assiégés.

Au 57e jour de l’offensive russe en Ukraine, le président russe Vladimir Poutine estime avoir fait tomber la ville de Marioupol. Ce que contestent les gouvernements ukrainien et américain. Plus précisément, environ 2.000 militaires ukrainiens et 1.000 civils sont retranchés dans le complexe sidérurgique Azovstal.

Les forces russes ont décidé de ne pas donner l’assaut, préférant les assiéger jusqu’à ce qu’ils se rendent, dans le meilleur des scénarios. Les résistants ont demandé à la communauté internationale des garanties de sécurité s’ils devaient abandonner leur position.

Dans le Donbass, la grande bataille redoutée n’a pas encore lieu. Si les forces russes continuent de bombarder les positions ukrainiennes très bien établies depuis 2015, les combats ne sont pas d’une très forte intensité, selon l’observation de plusieurs journalistes étrangers sur place.

Les forces ukrainiennes devraient également pouvoir compter sur une nouvelle aide militaire américaine. Le président américain, Joe Biden, a annoncé une nouvelle aide de 800 millions de dollars comprenant de l’artillerie lourde, des dizaines d’obusiers, 144.000 munitions et des drones. Il faut y ajouter une aide de 500 millions d’euros dédiée au fonctionnement du gouvernement ukrainien.

Toujours dans le Donbass, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accusé la Russie de vouloir organiser de faux référendums d’indépendance à Kherson et à Zaporijia. Il a demandé à sa population de ne pas donner aux forces russes des données personnelles comme les numéros de passeport ou de carte d’identité.