POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

Pillage du fonds souverain

1MDB: l’ex-Premier ministre malaisien reconnu coupable



Pour la première fois, l’ancien Premier ministre malaisien Najib Razak a été reconnu coupable du pillage du fonds souverain 1MDB. (Photo: Shutterstock)

Pour la première fois, l’ancien Premier ministre malaisien Najib Razak a été reconnu coupable du pillage du fonds souverain 1MDB. (Photo: Shutterstock)

Pour la première fois, l’ancien Premier ministre malaisien a été reconnu coupable du pillage du fonds malaisien 1MDB, dont les capitaux sont en partie passés par le Luxembourg. Il interjettera appel… en attendant les quatre autres procès contre lui.

«Je condamne l’accusé sur les sept chefs d’accusation», a déclaré le juge Mohamad Nazlan Ghazali, après avoir lu le verdict pendant deux heures. Reconnu coupable du pillage du fonds souverain 1MDB, l’ancien Premier ministre malaisien Najib Razak a annoncé qu’il ferait appel.

Le verdict est le premier des cinq procès en cours contre lui, son épouse et les autres acteurs de ce pillage rocambolesque de 3,8 milliards de dollars, selon le chiffrage de la justice américaine. À 67 ans, face à 42 chefs d’inculpation, il pourrait finir sa vie en prison.

Chef du gouvernement et ministre des Finances, il aurait lui-même bénéficié de 500 millions de dollars dans ce détournement du fonds souverain.

Goldman Sachs avait annoncé, la semaine dernière, un accord avec la justice, qui prévoit un paiement de 2,5 milliards de dollars et une garantie de récupérer 1,4 milliard de dollars d’assets acquis avec l’argent détourné. La banque américaine doit quand même faire face à des poursuites judiciaires aux États-Unis.

Les places financières de Suisse, de Singapour et de Luxembourg  ont été touchées par ce scandale  qui a transité, au Grand-Duché, entre 2012 et 2013, par un compte lié à une société offshore, ouvert auprès de la banque privée Edmond de Rothschild (Europe) par un ressortissant d’Abu Dhabi, Khadem al-Qubaisi.

En mars, la CSSF avait annoncé que le directeur de la banque Edmond de Rothschild, Marc Ambroisien, était banni de toute fonction pendant 10 ans dans ce contexte .