PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Fintech

3e Catapult: Inclusion Africa

14 fintech africaines dans les starting-blocks



La première session de Catapult, en 2018, s’installe, forte de l’énergie apportée par les entrepreneurs africains. (Photo: Eric Devillet/Lhoft)

La première session de Catapult, en 2018, s’installe, forte de l’énergie apportée par les entrepreneurs africains. (Photo: Eric Devillet/Lhoft)

La Lhoft lancera, ce mercredi matin, la troisième édition de Catapult: Inclusion Africa, avec le soutien du ministère des Affaires étrangères et européennes. 14 start-up suivies de près par une vingtaine de VC.

L’aventure avait commencé en 2018 dans une salle de réunion de la Luxembourg House of Financial Technology, avec des entrepreneurs qui arrivaient et des entrepreneurs qui n’arrivaient pas, arrêtés à des frontières improbables par des tracasseries administratives.

Trois ans plus tard, la Lhoft lancera, ce mercredi matin, la troisième édition de son programme d’accélération pour fintech africaines sous les yeux d’une vingtaine de venture capitalists. La session finale, le 27 mai, se déroulera en présence de Kosta Peric, directeur de l’initiative Financial Services for the Poor de la fondation Bill et Melinda Gates.

«C’est très excitant de voir quelles sociétés incroyables s’engagent avec le programme», se réjouit déjà le CEO de la Lhoft, Nasir Zubairi . «Nous sommes très honorés d’avoir reçu de telles marques d’intérêt de sociétés qui travaillent dans ce secteur-clé de l’inclusion, et aussi de voir l’enthousiasme de l’écosystème national et international, y compris des anciens du programme pour faire partie de ce ‘bootcamp’ et avoir un impact positif.»

«Les solutions innovantes ont le potentiel de conduire à une meilleure accessibilité des services financiers inclusifs, en particulier dans les zones isolées, et de réduire les coûts pour les clients des prestataires de services financiers», ajoute le ministre de la Coopération et des Affaires humanitaires, Franz Fayot  (LSAP). «La numérisation peut à la fois simplifier l’accès à la connaissance, à l’éducation et au marché du travail, tout en améliorant la communication.»

Les 14 start-up retenues

Emata (Ouganda), fondée en 2020, vise les 65 milliards de dollars de l’agriculture en proposant des services financiers abordables à des coopératives agricoles et des agriculteurs.

Moja Bank (Côte d’Ivoire), créée en 2019, développe une application et une carte sans contact pour les pays émergents, qui permettent aussi aux personnes expatriées aux États-Unis d’envoyer plus facilement de l’argent à leur famille restée au pays.

Awabah (Nigeria), fondée en janvier dernier, s’intéresse aux pensions de la population sous-bancarisée, en l’aidant à la compréhension des enjeux et de la technologie.

Mosabi (Sierra Leone), créée en 2018, apprend aux utilisateurs à adopter les meilleurs comportements bancaires grâce à des produits qui mélangent fintech, edtech et gamification.

Mipango (Tanzanie), fondée en février, est une application mobile de finance qui permet de gérer ses revenus et ses dépenses, et d’établir des objectifs d’épargne.

Igugu Global (Nigeria), créée en 2019, propose des solutions pour les 1.500 milliards de dollars à consacrer au développement des infrastructures (dans le bâtiment, le transport et l’énergie).

Chromepay (Israël), fondée en 2017, fournit une solution de services bancaires et financiers à des commerçants sans compte bancaire ni point de vente, via un QR code unique.

Nokwary Technologies (Ghana), créée en 2019, utilise l’intelligence artificielle et la voix pour fournir des services à ceux qui ne peuvent pas ou ne savent pas ni lire ni écrire.

Kotano Pay (Kenya), fondée en 2020, permet d’intégrer des blockchains dans le développement de services financiers.

Juakali (France), fondée en 2019, simplifie la vie des institutions financières en automatisant les tâches à faible valeur ajoutée.

RePay Africa (Kenya), créée en 2020, est une plateforme de paiement alternative au cash, au chèque ou à la banque, pour l’Afrique subsaharienne.

Crop2Cash (Nigeria), fondée en 2018, veut remédier à un gap de financement de l’agriculture de 330 milliards de dollars en fournissant une plateforme capable d’assurer aux institutions financières que leur argent est bien utilisé par les agriculteurs.

Asilimia France (France), créée en 2019, est une application Android qui crée des comptes business entre vendeurs pour s’épargner 90% des frais qui vont aux institutions financières.

Vooli Insurtech (Kenya), fondée en 2019, est un assureur de nouvelle génération via une application et un site internet, qui s’adapte au calendrier des agriculteurs qui ont besoin d’assurance.