ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Transactions à haute fréquence

Quand l’argent se joue en une milliseconde!



Le micro-trading est avant tout une course contre le temps. (Photo: Fotolia / Elenathewise)

Le micro-trading est avant tout une course contre le temps. (Photo: Fotolia / Elenathewise)

Les traders tels qu’ils étaient représentés dans le film «Wall Street» doivent-ils être considérés comme des brontosaures? Face au micro-trading, également appelé «transactions à haute fréquence», cela semble une réalité.

Oubliez la corbeille, oubliez les petits papiers qui s’échangent et font ou défont le cours d’une action. Les milieux financiers se sont définitivement approprié le vieil adage populaire qui veut qu’il n’y a pas de petits profits. Le principe du micro-trading répond en effet à cette logique. Il s’avère en effet très profitable de gagner quelques centimes sur chaque transaction dès lors que des ordinateurs s’avèrent capables de traiter des millions de transactions chaque seconde.

Il faut bien sûr pour les banques et les acteurs du secteur financier se doter des moyens techniques de réaliser un tel volume de transactions. Sans l’informatique, le défi aurait été impossible à relever. Le micro-trading repose sur des algorithmes complexes qui opèrent en trois temps: l’analyse d’un carnet d’ordres, le calcul des écarts entre l’offre et la demande et, enfin, l’identification des valeurs à tendance haussière pour mettre en place la transaction.

De l’instantané et de la rapidité

Les algorithmes analysent en temps réel des milliers de valeurs de façon à évaluer les gains potentiels. Le placement d’ordres doit être, lui aussi, instantané. Les calculateurs des salles de marché utilisent des connexions hyper-rapides, mais aussi hautement sécurisées de façon à prévenir les intrusions et les défaillances. Le micro-trading est en effet avant tout une course contre le temps. Il faut agir vite pour maximiser les gains et devancer les opérations des concurrents qui sont susceptibles d’influer sur les cours et d’interférer avec le travail des algorithmes.